• Sottil'Design

Le Banc N°1 "Sottil'Design"

Mis à jour : mars 6

Je vais vous présenter ma première réalisation sous l'enseigne "Sottil'Design".


Pour ceux qu'il ne l'on pas encore vu, voici la vidéo complète de sa construction :

Et pour ceux qui voudrait construire ce banc de leurs mains, voici le lien direct ou vous pourrez vous procurer l'ebook dans lequel je décris en détail toutes les étapes, le matériel nécessaires que ce soit outils ou matières premières, les dimensions, ainsi que les techniques et astuces mis en œuvre :



Comme vous pouvez le voir, il s'agit d'un banc assez simple en métal et bois. Il fait parti d'un ensemble avec un meuble en bois que je vous pouvez retrouvez dans mes réalisations.

Ensemble N°1 "Sottil'Design"

Voici donc une petite présentation de cette fabrication :


  • 1ère étape : la découpe des tubes et des plats acier (00:10)

Pour cela, j'utilise ma scie à ruban Femi 784 XL.

Bien évidemment, vous pouvez réaliser cette opération avec une meule équipée d'un disque à tronçonner ou bien simplement avec une scie à métaux. L'avantage de la scie à ruban étant bien sûr la qualité et la régularité de ses coupes droites et à 45°.



  • 2ème étape : l'ébavurage et la préparation des pièces pour la soudure (02:20)

Pour faire un travail propre et faire de beaux assemblages, un petit coup de lime et le tour est joué.


Astuce : Pour ce qui est de la préparation pour la soudure, il est toujours bon de passer un petit coup de meuleuse pour bien nettoyer avec une brosse métallique par exemple et mettre le métal à nue aux endroits où les pièces vont se joindre afin que la soudure puisse bien prendre.


Et voilà le résultat :

Vue d'ensemble des différents éléments de tôlerie Banc N°1 "Sottil'Design"

Bon ben y a plus qu'à ... !


  • 3ème étape : Le pointage (03:10)

Tout d'abord, on va commencer par le cadre principal.

Mise en place du cadre principal

J'applique ici la technique que je vous décris dans mon post : "Comment réaliser facilement un cadre acier (ou alu) d'équerre et parfaitement droit" que vous pouvez retrouvez dans la rubrique "trucs & astuces".

En résumé, elle consiste à utiliser des barres afin de s'assurer de la planéité de l'ensemble.



Une fois que mes mesures sont bonnes, je peux pointer l'ensemble.

Pour ce faire, j'utilise mon poste MAG équipé d’une bobine de fil acier de 5 Kg en diamètre 0.8 mm ainsi qu’une bouteille de gaz Argon+CO2.


Une fois les quatre angles pointés, je positionne les pieds à l'aide de positionneurs magnétique à angle droit ...

... et je les pointe.


Je continu avec les traverses basses, que je positionne encore avec les aimants avant de les pointer.

Ensuite, je place les 3 longerons bas en utilisant la même technique que pour le cadre principal.

Puis les plats support de l'assise.


Une fois tous les éléments pointés, je peux m'attaquer aux soudures à proprement parlé.


  • 4ème étape : La soudure

Un des nombreux cordons de soudure

ASTUCE : Si j'avais soudé le cadre immédiatement après l'avoir pointé, avec la chaleur engendré par la soudure et le travail du métal, il y aurait eu de fortes chances pour qu'il se vrille. Le fait de pointer tous les éléments avant d'attaquer la soudure permet de réaliser une structure plus solide qui empêche (ou tout du moins diminue) ce risque de déformation.


  • 5ème étape : Le meulage de la soudure (05:22)

Une fois toutes mes soudures terminées, je les meule afin d'avoir une belle finition.


Un petit "lifting maison"

Pour cela, j'utilise ma meuleuse d'angle avec un disque à ébarber (ou ébavurer).


  • 6ème étape : La préparation peinture (05:32)

Rien de bien sorcier à ce niveau là.

Dans l'ordre : ponçage, soufflage, puis passage d'une éponge humide suivi immédiatement après par un chiffon doux non pelucheux.

  • 7ème étape : La peinture (6:35)

Pour ma part j'utilise un pinceau pour charger en peinture puis, à l'aide d'un rouleau adapté au produit que j'utilise, j'étale la peinture et j'enlève les traces de pinceau.

Je fais cela en 2 ou 3 couches (là aussi suivant le produit que j'applique).

Le résultat est propre, pas de trace visible une fois le produit sec.




La construction du châssis étant terminée, on peut passer à la partie menuiserie avec l'assise.


Le budget étant très serré, j'ai utilisé du sapin.


  • 8ème étape : le traçage et le débit des planches (7:10)

Lors du débit des planches, je coupe toujours mes planches environ 5 cm plus longues que nécessaire. La longueur finale désirée sera obtenue après le collage des planches.

Le débit de planche

Pour cette opération, j'utilise ma scie sauteuse équipée de lames assez épaisses. En effet, je ne cherche pas à avoir une coupe propre et bien nette car comme je l'ai dit précédemment, je recouperais l'ensemble plus tard pour arriver à la bonne cote. Pour l'heure je cherche juste à faire une coupe rapide (ce n'est pas pour autant qu'il faut travailler comme un sauvage sans s'appliquer un minimum !!!).

  • 9ème étape : le dégauchissage et le rabotage (7:26)

Tout le monde n'a pas la chance de posséder une Raboteuse/dégauchisseuse. Personnellement, je suis resté très longtemps sans avoir une de ses machines. Mais maintenant que je réalise pas mal de projets, et après un rapide calcul, il s'est vite avéré plus intéressant d'investir dans ce genre de machine et d'acheter des planches bruts ou avivées, plutôt que de continuer à acheter des planches déjà rabotées et dégauchies (vendues beaucoup plus chères en GSB et bien souvent quand même avec des défauts de vrillage et/ou de planage).


Alors c'est parti :


- D'abord un passage à plat sur la dégauchisseuse afin d'avoir une face de référence .

Dégauchissage de la première face

- Puis les chants.

Dégauchissage des côtés

- Et on finit par passer la planche dans la raboteuse, afin que la dernière face soit parfaitement parallèle à la première.

Nous voilà avec des planches bien droites, et parfaitement d'équerres !


  • 10ème étape : réalisation de la rainure (8:00)

Pour l'assemblage de mes planches, j'utilise en général la technique rainure / languette.

Ce n'est pas une technique très compliquée, pas besoin d'acheter un outil spécifique comme une lamelleuse par exemple. Ici une simple défonceuse avec une fraise droite, ou bien une scie circulaire peut très bien faire l'affaire.

En ce qui me concerne, j'ai utilisé la table que j'ai réalisée avec à un plateau universel sur lequel je peut fixer ma défonceuse et ainsi l'utiliser comme une toupie.


En général, j'essaie de partager la largeur environ 1/3, 1/3, 1/3. Et pour ce qui est de la profondeur, je prend 12 mm pour la rainure et 10 mm pour la languette (le jeu 2 mm de différence permet une petite marge d'erreur et surtout laisse de la place pour la colle, ce qui assure bon placage entre les deux planches.

Une petit coup de ponçage au 120 afin de nettoyer tout ça.

Une moitié de faite, au tour de la languette !


ASTUCE : Afin d'être sûr à 100% d'avoir une rainure bien centrée, après un premier passage, je retourne ma planche et je fais un second passage. Comme cela, comme je m'appuie à chaque fois contre mon guide (que j'ai pris soin de bien positionner au départ), je suis assuré d'avoir la même distance de chaque côté de ma rainure et donc une rainure bien centrée.


  • 11ème étape : réalisation de la languette (8:40)

En temps normal, je procède de la même manière que pour la rainure (sauf que je place bien évidemment mes planches à plat au lieu de les passer sur le flanc).

Cependant, cette fois-ci, j'ai utilisé une autre technique, qui fonctionne tout aussi bien, je me suis servi du guide de la défonceuse (en fait j'ai inversé, au lieu de déplacer la planche, cette dernière est fixe et c'est la défonceuse qui se déplace).

Réalisation de la languette

Et après un rapide ponçage :

Les deux planches prêtent à être encollées
  • 12ème étape : Le collage des planches (9:00)

Encore une fois, ce n'est pas une opération des plus compliquée.

Simplement, si comme moi vous n'avez pas à disposition suffisamment de serre-joints assez grands, et que vous devez vous servir d'un autre moyen (en l’occurrence moi j'utilise des sangles), je vous conseille vivement de procéder à un montage à blanc ! Cela vous évitera bien des soucis tandis que si vous ne faites pas cette étape et que vous rencontrer un problème alors que la colle est déjà en train de prendre, ... . Je vous laisse imaginer la panique qui va vous submerger assez rapidement.


Donc une fois mon montage validé, je peux étaler la colle à bois à l'aide d'un pinceau fin, ou d'une simple chute de bois afin d'en répartir bien partout.


Puis à l'assemblage.

J'en profite pour coller une partie des planches du meuble.

  • 13ème étape : Découpe largeur planche (10:04)

Une fois la colle sèche, on peut mettre la planche à la bonne largeur.

Pour cela j'utilise ma scie circulaire montée en sous table.

Découpe largeur à la cote

  • 14ème étape : Découpe longeur planche (10:19)

Pour la longueur, ma table n'étant pas assez longue, je suis obligé de me servir de mon rail de guidage.

Je commence par une coupe la plus petite possible (afin d'avoir le moins de perte possible) sur le premier côté. Cette coupe à simplement pour rôle d'égaliser l'ensemble et de le mettre bien perpendiculaire à la longueur.

Une fois cette première coupe effectuée, je peux faire la deuxième afin d'obtenir la bonne longueur désirée.

Nous voilà donc avec une planche aux bonnes dimensions.


  • 15ème étape : Réalisation des rainures pour intégrer les supports (10:25)

C'est une opération un peut technique où la principale difficultée réside dans le fait qu'il ne faut pas creuser trop profondément la rainure car sinon la planche s'enfoncera par rapport au dessus du cadre et ils ne seront donc plus alignés.


Tout d'abord, afin de connaitre précisément l'emplacement des rainures, il suffit de positionner la planche sur le châssis et de tracer les contours des supports.

(je n'ai malheureusement pas d'image de cette étape mais je pense qu'il est assez facile de comprendre le procédé).


Une fois mon traçage effectué, je réalise les rainures à l'aide de ma défonceuse et de guides.

Il suffit ensuite de les nettoyer avec du papier à poncer grain 120.


  • 16ème étape : Réalisation des encoches des soudure (12:04)

Comme nous l'avons vu plus haut, j'ai souder les supports au reste du châssis et pour un souci de conserver un maximum de solidité, je n'ai pas poncé ces soudures. Il me faut donc maintenant réaliser des encoches au niveaux de chaque soudures afin que la planches puisse correctement plaquer contre les supports.

Réalisation des encoches à l'aide de la défonceuse

Cette étape achèvera la mise en forme de la planche.


  • 17ème étape : Ponçage de la planche (12:49)

Afin de préparer la planche à recevoir ses couches de vernis, et aussi dans le but de retiré tous les petits défauts ayant pu subsister jusque là, je ponce la totalité des faces de la planche avec ma ponceuse excentrique.

D'abord un passage au grain 120, puis un deuxième au 240.


  • 18ème étape : Vernissage planche (12:57)

Après avoir bien dépoussiéré la planche, je peux m'attaquer au vernis.

J'utilise la même technique que pour la peinture, à savoir pinceau puis rouleau, et j'effectue 3 passe avec un ponçage au grain 240 entre chacune.

Pour cet ensemble, j'ai choisi la couleur "chêne doré".


Une fois cette étape terminée, il ne reste plus qu'a poser la planche sur le châssis et voilà le résultat :



J'espère que ce post vous à plu !

N'hésitez pas à laisser vos commentaires !

A bientôt,


Julien



152 vues0 commentaire